Hommage à Nicolas

> Coup de coeur - Samedi 12 Janvier 2008

DSC01580.JPGIl avait eu 22 ans le 3 août dernier et avait l’avenir devant lui. Nicolas, mon ami, mon frère, s’en est allé sans avoir eu le temps de réaliser ses rêves.

Eté 1985, Nicolas, qui me devance d’un petit mois, né en Guadeloupe à deux pas de chez moi. Très vite, une profonde amitié nous lie et nous grandissons main dans la main. Nous passerons ensemble toutes les classes primaires et collèges avec une complicité de tous les instants.

Malheureusement, je dois partir en métropole très précocement pour rejoindre le centre de formation du Stade Malherbe Caen : une véritable déchirure que nous parviendrons à surmonter en gardant un contact sincère et permanent. Dès que j’en ai les moyens, Nicolas me rejoint en Normandie avec mes parents. Mieux, naturellement, il décide à ma grande joie d’emménager à Caen dans mon appartement. Il restera donc avec moi pendant plus de 3 ans. De Caen à Marseille, nous vivons des moments magiques et complices. Jusqu’en août 2007. Date à laquelle nous apprenons tristement qu’il est atteint d’un cancer du rein. Va s’en suivre de terribles moments entre les hôpitaux d’Aix-en-Provence et de Paris : opération, rechutes, séances de chimiothérapie… les métastases ont raison de lui le 26 novembre 2007.

Nicolas était un garçon plein de vie qui aimait le sport, notamment le cyclisme. Il ne fumait pas et ne buvait pas. Son rêve était un jour de pouvoir participer au tour de Guadeloupe, épreuve très populaire chez nous. Il voulait aussi fonder une grande et belle famille. Nicolas, mon frère, mon confident, pouvait parfois choquer certaines personnes pour son franc-parlé avec moi. Il disait tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Très honnête donc et très respectueux : je l’adorais.

Il laisse aujourd’hui ses parents, ses 4 sœurs et 3 frères infiniment meurtris. C’est une immense perte pour nous tous.

Je viens de passer les 5 mois les plus tristes de ma vie à regarder mon ami souffrir sans pouvoir l’aider. Une impuissance insoutenable. Je tiens donc à rendre hommage à mon frère de cœur pour tout ce qu’il m’a apporté lors de son éphémère passage sur terre. J’essaierai de lui faire honneur à travers mes entreprises futures : sur les terrains de football mais aussi dans la vie en général. C’est certainement ce qu’il veut voir de tout là-haut. Adieu mon frère…

Contenus en relation

Consulter la galerie photos